Pont et les communes aux alentours

Pont-Sainte-Maxence se situe sur la D1017 entre les péages de l’A1 « Senlis » et « Chevrières » et a pour longitude (à l’église) 0°16’12" et pour latitude 49°18’16".

La ville s’est construite sur les deux rives de l’Oise, ce qui implique qu’il y ait toujours eu un pont et que toute l’histoire de Pont est très liée aux différents ponts qui s’y sont succédés.

Pont-Sainte-Maxence se trouve à la partie la plus au nord du Parc Naturel Régional Oise Pays de France dont elle fait partie. Ce parc s’étend sur 59 communes (44 dans l’Oise- 15 dans le Val d’Oise) et couvre 60000 hectares dont 20000 hectares de forêts (Halatte – Ermenonville – Chantilly).

On y trouve de nombreux châteaux (Chantilly – Beaurepaire – Ermenonville - Raray… .) et de nombreuses Abbayes (Royaumont – Chaâlis – Moncel).

Pont-Sainte-Maxence est le Chef-lieu du Canton (C.) et la plus grande ville de la Communauté de Communes des Pays d’Oise et d’Halatte (C.C.P.O.H.).

On trouve dans la ville une salle de spectacles du nom de la « Manekine », titre d’un poème de Philippe de Beaumanoir. Ce poète et juriste vécut la fin de sa vie dans son Manoir du Moncel (encore visible près de l’Abbaye du Moncel) où il y mourut le 12 janvier 1296 avant d’être enterré à Compiègne entouré de ses deux femmes.

Un bibliothèque du nom de « Reine-Philiberte » plus connue sous la périphrase de « Belle et Bonne » que lui avait attribué Voltaire. Son vrai nom était Reine Philiberte de Varicourt Marquise de Villette. Voltaire la désignait comme sa fille adoptive.

On peut également y voir un calvaire à l’extrémité de la rue de la Croix Pierre qui à la particularité d’avoir un Christ sur une face et Sainte-Maxence sur l’autre face.

Quand au calvaire de Villette, sa particularité est de trouver à sa partie sommitale une ancre de marine.

Rue Auguste Deschamps se trouve la reproduction d’un phare breton construit à Auvelais en mémoire des marins bretons morts à la bataille de la Sambre en 1914. Cette reproduction a été érigée par les anciens marins de Pont-Sainte-Maxence à l’occasion des fêtes du jumelage Pont-Auvelais du 12 septembre 1970. De ce phare on aperçoit le passage sous le pont, rive droite, appelé « quai des Cygnes ». Ce passage sous le pont est une ingénieuse idée de Perronnet et n’a donc rien à voir avec la circulation actuelle. Perronnet avait prévu ce passage sous le pont, construit en 1785, pour faciliter le halage des bateaux sans gêner la circulation sur la Rue Neuve.

Rue du Moustier, près de l’église, se trouve l’école de musique « Adam de la Halle » également appelé « Adam le Bossu », un trouvère picard de la seconde moitié du 13ème siècle, auteur de motets et rondeaux polyphoniques du « Jeu de la Feuillée » et du « Jeu de Robin et Marion ». Cette école de musique occupe un immeuble plus connu sous le nom de Fief de Mello. En face de cette école se trouve une statue de Saint Louis. Un peu plus haut, dans la cour du presbytère une statue du Christ (fin 19ème siècle) qui se trouvait à l’extrémité nord de la chapelle du Mont Calipet près de la tour. Près de la 2ème écluse, quartier de Sarron, on peut y voir dans une petite niche une statue de Saint-Antoine accompagné de son cochon. Pont est également la ville de naissance de Marie-Paule Belle. Le château de Villette que l’on voit actuellement a été construit en 1903 par la famille Stern après avoir démoli celui construit par le Marquis de Villette avec les pierres du château Coutard de Sacy-le-Grand et celles du Château de Verneuil-en-Halatte qui faisait de l’ombre au château de Chantilly.

En faisant un petit tour du canton (C.) et de la C.C.P.O.H. on peut relater certains faits du passé ou signaler des particularités visibles :

Angicourt :

(C.C.P.O.H.) on situe dans ce village la naissance vers 545 de la Reine Frédégonde.

Bazicourt :

(C.C.P.O.H.) près de l’église se trouve un rû du nom de la « Contentieuse ».

Beaurepaire :

(C.) et (C.C.P.O.H.) château et chapelle visibles aux journées du patrimoine. L’église bâtie en 1661 et reconstruite partiellement en 1730 est placée dans l’enclos du château.

Brasseuse :

(C.) était l’une des quatre baronnies vassales de l’évêché de Senlis, dont les seigneurs étaient tenus d’accompagner l’évêque de Senlis à son entrée dans sa ville épiscopale. Son château construit en 1730 est visible de la rue.

Brenouille :

(C.C.P.O.H.) la pierre Saint Eutrope est connue pour l’écho que lui renvoie l’église du village.

Cinqueux :

(C.C.P.O.H.) le blason populaire affirme : « I n’y a pas d’vaques à cinq queues mais à Cinqueux y a des vaques ».

Fleurines :

(C.) Jean-le-Bon y institua, le 13 novembre 1351, « l’ordre Royal de l’Etoile » destiné à honorer le courage militaire. Blason populaire : « Ces gails d’Fleurines ».

Les Ageux :

(C.C.P.O.H.) ce village était une place réservée aux protestants pour la célébration de leur culte. Le temple fut démoli et reconstruit en 1938, avec les mêmes pierres, à Nogent-sur-Oise.

Monceaux :

(C.C.P.O.H.) on y trouvait un prieuré qui dépendait de l’Abbaye de Saint-Quentin de Beauvais.

Pontpoint :

(C.) et (C.C.P.O.H.) le château de « Bois Feuillette » construit en 1903 sur le modèle de l’hôtel de la Légion d’Honneur de Paris était à cette époque la propriété de Mr Courtier et c’est son fils qui en aurait fait les plans en s’inspirant du style du 18ème siècle. Dans ce château vécut le Général Pierre Billotte (1906-1992) compagnon de la Libération, il fut l’adjoint le 23 février 1955 du Ministère de la Défense Nationale et des Forces Armées , le Maréchal Koenig.

Raray :

(C.) est sur la voie romaine Senlis-Soissons appelée Chaussée Brunehaut. Le château du 17ème siècle possède une cour d’honneur bordée de 2 haies cynégétiques comportant des scènes de chasse. Dans le parc, la « Porte Rouge » avec évocation de la « Dame à la Licorne » servit de décor, en 1945, à Jean Cocteau qui y tourna le film « La Belle et la Bête ».

Rhuis :

(C.) et (C.C.P.O.H.) un des modillons de l’église, sur sa face Nord, représente le logo de Bic en l’honneur de son bienfaiteur le Baron Bich. Le Mont Catillon (88 mètres) dont la croyance populaire prétend que cette butte a été apportée par Gargantua dans sa hotte. Au sommet de cette butte se trouve un belvédère construit dans le style de Ledoux à la demande d’Achille-René de Roberval au 18ème siècle.

Rieux :

(C.C.P.O.H.) au début du 20ème siècle s’y trouvait une importante source d’eau de table et de régime, d’un débit de 45 millions de litres par an. Le slogan en étant « qui boit Rieux vit Vieux ». Autre détail de la publicité, il affirmait qu’elle ne « décomposait pas le vin ». La cloche de l’église prénommée : Nicole est l’une des plus anciennes du département (1550).

Roberval :

(C.) installé devant le château depuis le 1er octobre 2005, une balance de 6 mètres de long, d’une hauteur de 2 ,20 mètres et de plus d’une tonne rappelle que c’est un enfant du village, Gilles Personne de Roberval (1602-1675) qui inventa la balance qui porte son nom. Ce n’est que le 21 août 1669 qu’il fit connaître à l’académie son projet de balance.

Rully :

(C.) à voir le beau clocher de l’église du 12ème siècle, central, roman, carré avec tourelles d’angle d’une style très singulier dont le 2ème étage comporte 5 ouvertures sur 2 faces et 3 seulement sur les 2 autres. Beau porche à voussures…

Sacy-le-Grand :

(C.C.P.O.H.) la seigneurie fut achetée en 1719 par Coutard, conseiller au parlement, qui y construisit un château qui fut détruit par le nouveau propriétaire, le Marquis de Villette qui l’avait acquis en 1749. Située au pied de la côte d’Ile de France la tourbière est avec 1000 hectares l’un des plus vastes marais de France. Musée du Cheval de Trait. Les habitants s’appellent les « Sacyliens ».

Sacy-le-Petit :

(C.C.P.O.H.) l’église possède une cloche classée de 1718. La haie qui borde la rue verte est composée de 484 végétaux d’essence locale. Les habitants s’appellent « Les Sachéens ».

Saint-Martin-Longueau :

(C.C.P.O.H.) les habitants s’appellent les « Saint-Martinois-Longeauviciens »

Saint-Vaast-de-Longmont :

(C.) Château de Capy anciennement Bois-Bacquin est l’ancien manoir de Pierre Coquerel surnommé aussi « Pierre de Verberie » secrétaire de Philippe de Valois. Il y avait un pèlerinage pour la guérison des enfants qui marchaient difficilement. Il y avait un arbre célèbre appelé « l’arbre de Saint-Vaast » ou « l’Ormelet de Verberie ».

Verberie :

(C.) l’Automne rejoint l’Oise à Verberie. Charlemagne y avait un château colossal. Le Manoir de Saint-Germain a vu son parc agrémenté, par le Baron Bich, par l’adjonction d’une chapelle dédiée à Saint-Cyr. Cette chapelle se trouvait dans un hameau de Lèvemont à Hadancourt-le-Haut-Clocher, en ruines. Elle a été vendue par la municipalité au Baron Bich qui la fit démonter et reconstruire dans sa propriété.

Verneuil-en-Halatte :

(C.) et (C.C.P.O.H.) voir Office de Tourisme

Villeneuve-sur-Verberie :

(C.) et (C.C.P.O.H.) en 1793 on a trouvé dans le massif de l’autel une plaque de plomb indiquant que le 22 mai 1510, l’église et l’autel furent dédiés et consacrés par Louis de Villiers de l’Isle-Adam Evêque de Beauvais. Il y avait à Villeneuve deux puits fermés, profonds de 50 mètres au moins qui ont eu autrefois une grande célébrité. On les appelait les « puits chantants ». L’air qui y entrait et sortait avec violence par les interstices de la clôture provoquait des bruits qui selon les époques présageaient des évènements fâcheux ou heureux ou une communication avec l’enfer. Ils n’occupent plus la curiosité publique.

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